Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 22 juin 2018, n° 15/22842

Juridiction
Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Chambre ou formation
18e Chambre
Date
22 juin 2018
Numéro
15/22842
Type
Arrêt
Solution
Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Extrait : motifs et dispositif

MOTIFS : Dans la lettre de rupture, le motif du licenciement s'énonce en ces termes : A la suite de notre entretien du vendredi 1er août 2014, auquel vous êtes venu accompagné de Monsieur B... C..., membre de notre personnel, je vous informe que je suis contraint de vous licencier pour le motif suivant: faute grave pour non maîtrise de votre véhicule ayant occasionné d'importants dégâts. En effet, vous avez été embauché dans la société le 3 avril 2012 en qualité de chauffeur poids lourds et à ce […] uros bruts au titre des congés payés subséquents. Compte tenu de l'ancienneté du salarié et du salaire de référence, c'est bien la somme de 1046 euros qui lui est due à titre d'indemnité de licenciement par application des dispositions conventionnelles et de l'article L 1234-9 du code du travail. En prenant en considération le montant de la rémunération qui lui était versée, son âge, son ancienneté et sa capacité à trouver un nouvel emploi, tels qu'ils résultent des pièces et des explications fournies, il convient d'allouer au salarié la somme de 15.000 euros à titre de dommages et intérêts en application des dispositions de l'article L.1235-3 du code du travail Compte tenu des développements qui précèdent, il y a lieu d'ordonner sous astreinte la remise d'un bulletin de salaire de l'attestation Pôle Emploi rectifiés conformément à l'arrêt. En considération de l'équité, la somme de 2000 euros sera allouée au salarié en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile. L'employeur, qui succombe, sera condamné aux entiers dépens de première instance et d'appel. DISPOSITIF : PAR CES MOTIFS: La Cour, statuant publiquement, par arrêt contradictoire, en matière prud'homale et par mise à disposition au greffe: Infirme le jugement entrepris. Statuant à nouveau et y ajoutant, Dit que le licenciement de Monsieur E... X... n'est pas bien fondé sur une faute grave et ne repose pas sur une cause réelle et suffisamment sérieuse. Condamne en conséquence la Sarl Méditerranée Construction Hydraulique Travaux Publics et Bâtiment à payer à Monsieur E... X... les sommes de : - 4184 euros bruts à titre d'indemnité compensatrice de préavis, - 418,40 euros bruts au titre des congés payés sur préavis, - 1046 euros à titre d'indemnité légale de licenciement, - 15.000 euros à titre de
Lire la décision intégrale sur le site de la Cour de cassation

Que vaut cette décision pour votre dossier ?

Concluria analyse sa portée, retrouve les décisions comparables, les quantums accordés et l'attendu à citer, puis propose une stratégie.

Analyser avec Concluria

Autres décisions de la même juridiction

Source : Cour de cassation, Judilibre (open data des décisions de justice, Licence Ouverte), décision pseudonymisée, mise à jour le 15 novembre 2021. Extrait reproduit par Concluria ; seul le texte intégral publié par la Cour de cassation fait foi.