Cour d'appel de Paris, 12 janvier 2012, n° 11/01637

Juridiction
Cour d'appel de Paris
Chambre ou formation
Pôle 5 - Chambre 9
Date
12 janvier 2012
Numéro
11/01637
Type
Arrêt
Solution
Renvoi

Extrait : motifs et dispositif

SUR CE, LA COUR : Considérant qu'il convient de donner acte à la SELARL EMJ en la personne de Me [Y], ès qualités, intervenant volontairement en remplacement de Maître [Y]; Considérant que la société [E] DISTRIBUTION demande à la cour d'infirmer l'ordonnance déférée, d'annuler pour dol le contrat d'approvisionnement conclu entre elle même et la société CSF et, en conséquence, de rejeter la créance déclarée par cette dernière; qu'à titre subsidiaire elle sollicite l'infirmation de l'ordonnance dé […] t 2004, la société CSF a conclu avec la société [E] DISTRIBUTION un contrat d'approvisionnement portant sur un fonds de commerce situé [Adresse 4]) lui ayant été donné en location gérance par la société PRODIM; que la société CSF a déclaré sa créance suite à l'ouverture de la liquidation judiciaire de la SARL [E] DISTRIBUTION; ; Considérant que la contestation soulevée par la société [E] DISTRIBUTION relative à la nullité du contrat d'approvisionnement en raison de la nullité du contrat de location gérance prononcée par arrêt définitif de la cour d'appel de Paris du 5 novembre 2008 excède les pouvoirs juridictionnels du juge commissaire et donc ceux de la cour, saisie d'un recours à l'encontre de l'ordonnance rendue par celui-ci, puisque l'article L.624-2 du code de commerce lui reconnaît uniquement le pouvoir de vérifier et admettre la créance; que la cour doit dès lors surseoir à statuer sur l'admission de la créance en invitant la société CSF à saisir le juge du fond pour qu'il se prononce sur le bien fondé de sa créance; qu'à défaut, toutes conséquences de droit en seront tirées; DISPOSITIF : PAR CES MOTIFS: Donne acte à la SELARL EMJ en la personne de Me [Y], ès qualités, de son intervention volontaire en remplacement de Maître [Y]; Infirme l'ordonnance déférée; Ordonne le sursis à statuer; Invite la société CSF à saisir le juge du fond pour se prononcer sur le bien fondé de sa créance dans un délai de 3 mois suivant le jour du prononcé du présent arrêt; Renvoie l'affaire à l'audience de mise en état du jeudi 10 mai 2012 pour justification de cette diligence; Réserve les dépens. LE GREFFIER, LE PRESIDENT, D. COULON P. MONIN-HERSANT
Lire la décision intégrale sur le site de la Cour de cassation

Que vaut cette décision pour votre dossier ?

Concluria analyse sa portée, retrouve les décisions comparables, les quantums accordés et l'attendu à citer, puis propose une stratégie.

Analyser avec Concluria

Autres décisions de la même juridiction

Source : Cour de cassation, Judilibre (open data des décisions de justice, Licence Ouverte), décision pseudonymisée, mise à jour le 19 novembre 2021. Extrait reproduit par Concluria ; seul le texte intégral publié par la Cour de cassation fait foi.