Cour d'appel de Nîmes, 24 mai 2022, n° 19/02493

Juridiction
Cour d'appel de Nîmes
Chambre ou formation
5ème chambre sociale PH
Date
24 mai 2022
Numéro
19/02493
Type
Arrêt
Solution
Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
Demande d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail CDI ou CDD, son exécution ou inexécution

Extrait : motifs et dispositif

MOTIFS - Sur la cause du licenciement Mme [F] [S] a été licenciée pour faute grave aux motifs suivants: 'Madame, Nous faisons suite à l'entretien préalable à une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement ayant eu lieu le 9 février 2017 à 11h, en présence de Mme [Y] [M], directrice d'établissement. Vous étiez accompagnée de Mme [X] [W], déléguée du personnel. Lors de cet entretien nous vous avons présenté les faits que nous vous reprochons : 1°) Le 10 décembre 2016 Mme [T], résidente au sein d […] de la faute grave qui lui était reprochée, la salariée a fait l'objet d'une mise à pied conservatoire pour la période du 21 janvier 2017 au 17 février 2017, date de la notification du licenciement. Compte tenu de l'absence de cause réelle et sérieuse du licenciement dont elle a fait l'objet, elle est en droit de percevoir l'intégralité de son salaire pour cette période, outre les congés payés y afférents, ainsi que l'indemnité compensatrice de préavis. La somme de 1.677,20 euros sollicitée par Mme [F] [S], qui n'est de fait pas contestée par l'employeur, correspond au montant des heures d'absence sans solde de la période de mise à pied, tel qu'il figure sur la fiche de paie de février 2017 de la salariée. Dès lors, il lui sera alloué cette somme. Mme [F] [S] sollicite également une somme de 14.903 euros au titre de son préjudice moral. La perte injustifiée de son emploi par le salarié lui cause un préjudice dont il appartient au juge d'apprécier l'étendue et Mme [F] [S] sera, en l'état des éléments versés aux débats, justement indemnisée de son préjudice par une somme de 3.000 euros. DISPOSITIF : PAR CES MOTIFS La cour, statuant publiquement, contradictoirement, en matière prud'homale, par mise à disposition au greffe, Infirme le jugement de départage rendu par le conseil de prud'hommes d'Aubenas le 21 mars 2019, Et statuant à nouveau, Dit que le licenciement de Mme [F] [S] est dénué de cause réelle et sérieuse, Condamne la SAS Les Opalines Viviers à verser à Mme [F] [S] les sommes de : - 1.677,20 euros de rappel de salaire au titre de l'indemnisation de sa mise à pied conservatoire du 21 janvier au 17 février 2017, - 3.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral, Condamne la SAS Les Opalines Viviers à verser à Mme [F] [S] la somme de 1.000 euros par application des dispos
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Source : Cour de cassation, Judilibre (open data des décisions de justice, Licence Ouverte), décision pseudonymisée, mise à jour le 30 mai 2022. Extrait reproduit par Concluria ; seul le texte intégral publié par la Cour de cassation fait foi.