Cour d'appel de Paris, 10 mai 2012, n° 11/07947
- Juridiction
- Cour d'appel de Paris
- Chambre ou formation
- Pôle 5 - Chambre 5
- Date
- 10 mai 2012
- Numéro
- 11/07947
- Type
- Arrêt
- Solution
- Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
Extrait : motifs et dispositif
MOTIFS La société Le Lacydon soutient que Monsieur [E] avait, bien avant son licenciement en octobre 2007, depuis plusieurs mois, le projet d'ouvrir un restaurant de poissons directement concurrent de 'Chez Marius et [L]' à quelques dizaines de mètres en emmenant avec lui une équipe entière et en détournant la clientèle. Force est cependant de constater qu'elle n'en rapporte pas la preuve. Il convient tout d'abord de rappeler que la participation de Monsieur [E] à l'ouverture d'un restaurant, mê […] eur Uzan alors que ce dernier a été débouté de ses demandes par le tribunal de commerce de Paris au motif qu'il était démontré qu'aucune diligence ne lui avait été demandée par la société de Restauration de Prestige. La société Le Lacydon doit donc être déboutée de l'ensemble de ses demandes, aucun acte de concurrence déloyale imputable à Monsieur [E] ou la société de Restauration de Prestige n'étant établi. Le caractère abusif de la présente procédure est évident. Si les appelants ne donnent pas d'élément d'évaluation de leur préjudice, il est évident que la procédure en gagée de façon abusive a créé un trouble certain dans l'exercice de l'activité tant de la société de Restauration de Prestige que de Monsieur [E], de sorte qu'il convient de leur allouer à chacun des dommages et intérêts à hauteur d'une somme de 15.000 €. L'atteinte à l'image des appelants n'est pas établie et la nature de l'affaire ne justifie pas la publication de la présente décision. L'équité commande d'allouer à chacun des appelants une indemnité de 7.500 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile.
DISPOSITIF : PAR CES MOTIFS Et, adoptant ceux non contraires des Premiers Juges, LA COUR, statuant publiquement, contradictoirement et en dernier ressort, INFIRME le jugement déféré, Statuant à nouveau, DÉBOUTE la société Le Lacydon de l'ensemble de ses demandes, CONDAMNE la société Le Lacydon à payer à Monsieur [E] et la société de Restauration de Prestige la somme de 15.000 € chacun à titre de dommages et intérêts pour procédure abusive, DÉBOUTE Monsieur [E] et la société de Restauration de Prestige de leurs plus amples demandes, CONDAMNE la société Le Lacydon à payer à Monsieur [E] et la société de Restauration de Prestige la somme de 7.500 € chacun au titre de l'article 700 du code de procédure civil
Lire la décision intégrale sur le site de la Cour de cassation Que vaut cette décision pour votre dossier ?
Concluria analyse sa portée, retrouve les décisions comparables, les quantums accordés et l'attendu à citer, puis propose une stratégie.
Analyser avec ConcluriaAutres décisions de la même juridiction
- Cour d'appel de Paris, 25 novembre 2016, n° 13/07548Interprète la décision, rectifie ou complète le dispositif d'une décision antérieure
- Cour d'appel de Paris, 25 novembre 2016, n° 15/16912Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
- Cour d'appel de Paris, 25 novembre 2016, n° 13/18275Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
- Cour d'appel de Paris, 25 novembre 2016, n° 16/17907Constate ou homologue l'accord des parties et donne force exécutoire à l'acte
- Cour d'appel de Paris, 25 novembre 2016, n° 12/13212Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours
- Cour d'appel de Paris, 25 novembre 2016, n° 13/12351Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée
Source : Cour de cassation, Judilibre (open data des décisions de justice, Licence Ouverte), décision pseudonymisée, mise à jour le 18 novembre 2021. Extrait reproduit par Concluria ; seul le texte intégral publié par la Cour de cassation fait foi.